Ousatapasé

Wes Jei beatmade this!
Client
Daoud
Type de projet
Wes Jei beatmade this!
Année du projet
2025

"Ousa ta pasé momon, person la pasé."

Ce morceau est né d’une émotion brute. Quand Daoud m’a partagé son texte, j’ai immédiatement compris qu’il s’agissait d’un hommage à nos mères, à toutes celles qui ont enduré bien plus que nous, et qui nous ont transmis une force indestructible.
Le refrain – « Ousa ta pasé momon, ousa ta pasé… Ousa ta pasé momon, person la pasé » – résume toute la profondeur du message. Ce n’est pas une simple phrase répétée : c’est une mémoire condensée, une prière en créole, une reconnaissance infinie envers celles qui ont tenu bon face à l’histoire et à la douleur.

Avec mon oreille absolue, chaque syllabe résonnait déjà comme une note. J’ai cherché à lui donner un écrin sonore qui permette aux mots de vibrer pleinement. Pour cela, j’ai choisi une approche inédite : la malodrill – un mélange du maloya, musique racine réunionnaise, et de la drill, énergie urbaine venue des États-Unis. Cette fusion crée un espace où les traditions dialoguent avec la modernité, où les chaînes du passé se brisent au rythme des basses et des tambours.

"Domin lé lèr pou non, inkièt pa, gadé !"

Le texte ne se limite pas à l’hommage. Il parle aussi de douleur, de résilience et d’espérance.
« Doulèr lokèr, lokor, mé inkièt pa na rivé (...) domin lé lèr pou nou, inkièt pa gadé » : ici, Daoud rappelle que, malgré les épreuves, l’avenir nous appartient si nous restons debout. La musique accompagne cette idée : des nappes sonores profondes, des chœurs en arrière-plan que j’ai arrangés et harmonisés pour donner une dimension collective à la voix principale. Chaque back vocal est pensé comme une réponse, un souffle d’encouragement venu du passé.

Il y a aussi le choix technique : Ousatapasé est accordé en 432Hz. Cette fréquence est connue pour apaiser, détendre, relier le corps et l’esprit. Ce n’est pas un hasard. Le texte parle de douleur et de folie possible face à la souffrance – « Dan la pèn kom la doulèr, lokor i rant an trans, latèt la pou ni fou… » – mais la fréquence elle-même agit comme un remède, une respiration.
Ceux qui écouteront ce morceau ressentiront cette sérénité particulière. Et ils remarqueront peut-être un détail curieux : écouter un titre en 440Hz juste après crée une impression étrange, comme si l’oreille cherchait à retrouver l’équilibre perdu.

"Da mwin la min, na rivé !"

Le troisième fil du morceau, c’est l’unité. « Da mwin la min, na tyinbo ansanm pou kasé la sèn dan pié » : donne-moi la main, ensemble nous briserons les chaînes. C’est un appel clair : seul, on résiste ; à plusieurs, on triomphe. C’est aussi le cœur même du projet.

Car Ousatapasé n’est pas né d’un seul esprit. C’est une rencontre, une addition de talents :

  • Daoud, dont l’expérience et la plume ont donné vie à des paroles profondes et fédératrices. Ancien membre de Toguna, il a fait voyager la musique réunionnaise bien au-delà de l’île.
  • Dioxyne, ancien de RAS (Retour aux Sources), qui a apporté son expertise en topline et en arrangements, enrichissant le morceau d’une fluidité vocale qui lui donne encore plus de force.
  • Et moi, qui ai cherché à donner à tout cela une direction sonore nouvelle, en sculptant l’instrumental, en participant aux harmonies de voix et en inscrivant la production dans cette fréquence singulière de 432Hz.

Ce morceau est une main tendue : entre générations, entre cultures, entre passé et futur. Une main tendue aussi à ceux qui écoutent, pour leur rappeler que, malgré la douleur, malgré les épreuves, nous avons en nous la force de nous relever et d’avancer.

Ousatapasé, ce n’est pas seulement une chanson. C’est une expérience, une onde, une mémoire collective qui continue de vibrer à travers chacun de nous.

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